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Burkina Faso : le gouvernement confirme avoir demandé le retrait des troupes françaises

Publié le 23 janv. 2023 à 15:34

  • Burkina Faso : le gouvernement confirme avoir demandé le retrait des troupes françaises

Les autorités du Burkina Faso ont confirmé lundi avoir demandé le départ des troupes françaises basées à Ouagadougou dans un délai d'un mois, au lendemain d'une demande de "clarifications" du président français Emmanuel Macron, dans ce nouvel épisode de tensions entre les deux pays.

"Ce que nous dénonçons c'est l'accord qui permet aux forces françaises d'être présentes au Burkina Faso. Il ne s'agit pas de la fin des relations diplomatiques entre le Burkina Faso et la France", a déclaré le porte-parole du gouvernement burkinabè, Jean-Emmanuel Ouédraogo, dans une interview sur la Radio-Télévision du Burkina (RTB).

"Les forces françaises sont basées à Ouagadougou sur la demande du Burkina Faso et de ses autorités. Cette dénonciation est dans l'ordre normal des choses, elle est prévue dans les termes de l'accord militaire", a-t-il poursuivi, indiquant que la dénonciation laissait "un mois à l'autre partie pour accéder à cette requête".

Le Burkina héberge actuellement un contingent de près de 400 forces spéciales françaises, la force Sabre.

Dans un courrier du ministère burkinabè des Affaires étrangères adressé à Paris et daté de mercredi, dont l'AFP a eu copie, Ouagadougou "dénonce et met fin dans son entièreté à l'accord" du 17 décembre 2018 "relatif au statut des forces armées françaises intervenant" dans la lutte antijihadiste dans le pays sahélien.

Dimanche après-midi, Emmanuel Macron avait dit attendre "des clarifications" de la part du Burkina. Dans la soirée, la présidence française avait ajouté attendre une confirmation de la position burkinabè au "plus haut niveau".

"Au stade actuel nous ne voyons pas comment faire plus clair que cela", a déclaré lundi M. Ouédraogo.

Selon lui cette demande de départ des forces françaises "n'est pas liée à un événement en particulier". 

"C'est lié à la volonté, aujourd'hui, des autorités de la transition et de l'ensemble des Burkinabè, d'être les acteurs premiers de la reconquête de notre territoire", a-t-il ajouté, précisant attendre des pays amis "du soutien surtout sur le plan matériel" pour aider les forces de sécurité.