Le gouvernement sierra-léonais a décidé de soumettre au Parlement l'abolition de la peine capitale, maintenue dans l'arsenal juridique malgré un moratoire de fait sur les exécutions, a indiqué mercredi le vice-ministre de la Justice, Umaru Napoleon Koroma.

 

Cette ancienne colonie britannique d'Afrique de l'Ouest a été critiquée ces dernières années par les défenseurs des droits de l'Homme pour n'avoir pas aboli dans les textes la peine de mort, bien que les dernières exécutions remontent à plus de vingt ans et que les sentences soient généralement commuées en peines de réclusion à perpétuité.

 

"Une fois que la législation aura été soumise au Parlement et qu'elle aura été approuvée, c'en sera fini de l'histoire de la peine de mort" dans ce pays de quelque 7,5 millions d'habitants, a dit à l'AFP M. Koroma.

 

Le gouvernement du président Julius Maada Bio a "pris la décision ultime dans (sa) quête pour faire respecter les droits humains fondamentaux des Sierra-Léonais", a ajouté le vice-ministre.

 

La date à laquelle le texte sera présenté au Parlement n'était pas connue dans l'immédiat, mais le gouvernement a fait part de sa décision mercredi au Conseil des droits de l'Homme de l'ONU, selon M. Koroma.