Laurent Gbagbo, l'ex-Président ivoirien, en liberté conditionnelle en Belgique après son acquittement en première instance par la Cour pénale internationale (CPI) devrait rentrer en Côte d'Ivoire "mi-mars". C'est ce qu'a affirmé ce mercredi 24 février l'un de ses proches lieutenants, Assoa Adou, au cours d'une rencontre avec la presse à Abidjan.


"Il m'a donné la permission d'organiser son retour pour la mi-mars en Côte d'Ivoire", a affirmé, Adou Assoa, lors de la présentation d'un "Comité national d’accueil". Assoa Adou a indiqué que ce retour se fera "conformément à une loi votée en 2015" sur les avantages des anciens chefs d'Etat.


"Certains pensent que nous voulons faire un coup de force. Le président Gbagbo m'a dit : négocie avec le gouvernement pour que je rentre tranquillement en Côte d'Ivoire, pour que cela soit la joie pour tous ceux qui veulent la paix et la réconciliation au pays", a-t-il précisé.


Le ministre ivoirien de la Réconciliation nationale, Kouadio Konan Bertin, avait annoncé la semaine dernière sa prochaine rencontre à Bruxelles (Belgique) avec Laurent Gbagbo pour parler des modalités de son retour en Côte d'Ivoire. Le retour de Laurent Gbagbo est d'ailleurs l'un des points en discussion entre le pouvoir et l'opposition.


Arrêté en avril 2011 après la violente crise post-électorale ayant fait quelque 3.000 morts, il avait été transféré à la CPI de La Haye pour y être jugé pour crimes contre l'humanité. Acquitté en janvier 2019, il vit depuis à Bruxelles dans l'attente d'un éventuel appel de la procureure de la CPI, Fatou Bensouda. La CPI a refusé une demande de liberté sans condition, mais a autorisé Gbagbo à quitter la Belgique si le pays où il souhaite se rendre accepte de le recevoir.