Diffusée tous les samedis à 19h15 depuis le 03 avril sur la chaîne RTI1, “Oranges sucrées” est une série télévisée qui ouvre une lucarne sur les violences subies par les enfants en Côte d’Ivoire. Basée sur des histoires vraies, la série de 6 épisodes de 26 minutes, chacune, met en exergue, les sévices subis par les jeunes filles à travers deux principaux personnages : Mina, vendeuse d’oranges et Yoyo, star de la musique slam. Deux destins croisés qui vivent des violences. Ce feuilleton mis en scène par le réalisateur Alex Ogou, est un regard franc et poétique sur cette situation que vivent plusieurs adolescents en Côte d'Ivoire.


Fruit d’une collaboration entre le Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF) et le Gouvernement ivoirien, la série télévisée Oranges sucrées” a pour objectif de sensibiliser les populations sur les nombreux actes de violences vécus par les enfants en Côte d’Ivoire. Notamment les violences physiques, sexuelles et émotionnelles subies au quotidien par des milliers de jeunes, souvent dans l’indifférence totale des grandes personnes.


Elle a été produite par la société de production audiovisuelle Likasa avec le soutien du Gouvernement Canadien et s’inscrit dans le cadre d’une campagne annuelle de mobilisation sur les violences faites aux enfants dénommée “Réinventons une Côte d’Ivoire sans violence faite aux enfants”.


Pour Marc Vincent, Représentant de l’UNICEF en Côte d’Ivoire, "la lutte contre ces violences requiert une prise de conscience collective souvent inconsidérée".


Les dernières données de l’enquête nationale sur la violence faite aux enfants (VACS 2018) montrent que la violence est généralisée à la maison, à l'école et dans la communauté.


En effet, 47% des filles et 61% des garçons sont victimes de violence physique et 19% des filles et 11% des garçons ont subi de la violence sexuelle durant leur enfance.


La campagne “Réinventons une Côte d’Ivoire sans violence faite aux enfants” vient donc changer le regard sur cette violence en la rendant plus visible et la faisant considérer comme telle.


Faut-il le rappeler, la diffusion de la série “Oranges sucrées” à la télévision est accompagnée d’une campagne d’information digitale qui présente les différentes formes de violence ainsi que les outils disponibles dans le cadre de la prise en charge des victimes des violences qu’elles soient physiques ou sexuelles.


Plusieurs activités sont également prévues au cours de l’année pour mobiliser toute la société ainsi que les autorités, les écoles, le secteur privé, les partenaires techniques et financiers et les enfants et les jeunes- autour de la recherche des solutions concrètes à toute forme de violence faite aux enfants.


Quelques têtes d’affiches du cinéma ivoirien et la rappeuse Nash, Ambassadrice nationale d’UNICEF Côte d’Ivoire, figurent dans cette série qui sans nul doute, va permettre aux populations de saisir l’ampleur des violences subies par les enfants et leurs impacts néfastes sur eux.

L’UNICEF travaille dans certains des endroits les plus inhospitaliers du monde pour atteindre les enfants les plus défavorisés. Dans plus de 190 pays et territoires.