Le secrétaire exécutif de la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification (UNCCD), Ibrahim Thiaw, estime que la 15e édition de la Conférence sur la lutte contre la désertification qui s’est déroulée du 9 au 20 mai à Abidjan est exceptionnelle, à plusieurs titres, notamment du fait de l’engagement des parties et le nombre des participants.

 

“La COP 15 à Abidjan a été une COP exceptionnelle“, a relevé le secrétaire exécutif lors d’une conférence de presse marquant la fin de ces assises.

 

Il a affirmé que cette Conférence mondiale a été marquée par un bon niveau d’engagement de la part des politiques mais aussi du public à travers le monde. Cet engagement s’est traduit par la grande affluence de leaders du continent, d’organisations internationales, de chefs de grandes compagnies, de sociétés privées lors du Sommet des chefs d’Etat, le 9 mai.

 

En outre, le Causus genre présidé par la Première dame de Côte d’Ivoire, Dominique Ouattara, a enregistré la participation de plusieurs Premières dames ainsi que de leaders.

 

Ces deux assises se sont soldées par la production de documents officiels à savoir l’Initiative d’Abidjan et une Déclaration du Causus genre.

 

“La COP 15 est également exceptionnelle par le niveau de participants. On a accueilli près de sept mille participants, soit un peu plus que la dernière COP en Inde et beaucoup plus que les COP précédentes. C’est un niveau de participation excellent“, a souligné M. Thiaw.

 

Enfin, le caractère exceptionnel de cette COP s’explique par la grande mobilisation de la presse internationale, avec une production de près de quatre mille articles, publiés dans 120 pays et dans 40 langues.

 

Pour le secrétaire exécutif, tous ces chiffres montrent qu’il y a un grand engouement, un appéti de la part du public qui veut comprendre les problématiques de la terre, de la désertification, de la sècheresse.

 

Le thème de la COP 15, “Terre. Vie. Patrimoine : D’un monde précaire vers un avenir prospère” est un appel à l’action pour faire en sorte que les terres, qui constituent la ligne de vie sur cette planète, continuent de profiter aux générations actuelles et futures.

 

La CNULCD a réuni des gouvernements, des scientifiques, des décideurs, le secteur privé et des communautés autour d’une vision commune pour restaurer et gérer les terres du monde.