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Trois ministres expliquent aux sénateurs la règlementation sur l’utilisation des biocides à Yamoussoukro

Publié le 8 oct. 2022 à 13:59

  • Trois ministres expliquent aux sénateurs la règlementation sur l’utilisation des biocides à Yamoussoukro

Le ministre d’État, ministre de l’Agriculture et du développement rural, Kobenan Kouassi Adjoumani, son collègue de l’Environnement et du Développement durable, Jean-Luc Assi ainsi que le ministre du Commerce, de l’Industrie et de la Promotion des PME, Souleymane Diarassouba ont porté devant les sénateurs réunis à Yamoussoukro vendredi 7 octobre 2022 la règlementation en vigueur en Côte d’Ivoire en matière d’utilisation des produits biocides.

« La Côte d’Ivoire dispose de textes règlementaires qui nous permettent de faire des homologations, de faire des agréments, des importations et ces textes doivent être mis à la portée des populations », a déclaré M. Adjoumani, au terme de la séance d’information parlementaire avec la commission de la recherche, de la science, de la technologie et de l’environnement du Sénat.

Les biocides, selon l’organisation de coopération et de développement économique (OCDE), représentent une large gamme de produits destinés à détruire et contrôler les virus, les bactéries, les algues, les moisissures, les insectes, les souris et les rats.

Ils sont utilisés quotidiennement dans les maisons, les hôpitaux, les industries et même dans les plantations, mais bien qu’ils contribuent à prévenir la propagation des maladies et les intoxications alimentaires, les biocides restent des produits actifs susceptibles d’être nocifs pour l’Homme et l’environnement.

À ce titre, le ministre de l’Agriculture a estimé que « que derrière les biocides, il y a aussi la mort ». C’est pourquoi les trois membres du gouvernement ont exhorté les élus du peuple à encourager les populations à la bonne utilisation des biocides afin d’en tirer le meilleur parti.

Selon le président du Sénat, Jeannot Ahoussou-kouadio, « les enjeux sanitaires, environnementaux et socio-économiques liés à la contamination des sols, la pollution des eaux par les produits biocides font l’objet de préoccupations croissantes ».

Le Sénat ivoirien avait une série d’interrogations que Ahoussou-Kouadio a exprimées devant les membres de l’exécutif, à savoir entre autres « à quelle échelle, l’utilisation des produits biocides dans le cadre des activités agricoles impacte la qualité des fruits et légumes récoltés et par ailleurs celle des terres arables ».

La chambre haute du parlement souhaitait également savoir si le projet de gestion des pesticides obsolètes en Côte d’Ivoire (PROGEP-CI) et le groupement spécial de répression de l’orpaillage illégal disposent de moyens nécessaires pour la mise en œuvre efficace de leurs missions et « quel bilan pouvez-vous faire de leurs actions ».