Dans le cadre de la 4ème session ordinaire du Comité technique spécialisé (CTS) sur la migration, les réfugiés et les personnes déplacées internes qui s’est tenue du 23 au 24 mai 2022 à Malabo, en Guinée Equatoriale, Myss Belmonde DOGO, Ministre de la solidarité et de la lutte contre la pauvreté a conduit une délégation ivoirienne. Au cours de ces assises, la Ministre Belmonde, n’a pas manqué, de souligner la bonne contribution de la Côte d’Ivoire aux défis à relever au sein des Etats membres de l’Union Africaine. "La mutualisation des actions permettra d'apporter des ripostes multisectorielles", a-t-elle soutenu. 


Depuis 2009, l’Assemblée Générale de l’Union Africaine a examiné la reconfiguration des Comités techniques spécialisés (CTS) et a par ailleurs décidé de l’institutionnalisation des assises desdits Comités au niveau des ministres et autres experts tous les deux (02) ans.


Les Comités Techniques spécialisés sont les organes délibérants de l’Union conformément à l’article 5 de l’Acte constitutif de l’Union africaine. Les fonctions des CTS sont définies par l’acte constitutif et sont, inter alia, la préparation des projets et programmes de l’Union et sa soumission au Conseil Exécutif; pour veiller à la supervision, au suivi et à l’évaluation de la mise en œuvre des décisions prises par les organes de l’Union.


‘’Relever le défi de la sécurité alimentaire et de la nutrition dans l'espace humanitaire en Afrique’’, c’est le thème, sur lequel est intervenue la Ministre Belmonde Dogo.

"Nous avons suivi avec beaucoup d'intérêt les différentes réactions des Etats membres sur la question relative à l'impact de la sécurité alimentaire et la situation nutritionnelle sur le développement de nos pays et l'épanouissement de nos populations" : a-t-elle annoncé.


Myss Belmonde Dogo a aussi annoncé que  le Président de la République de Côte d'Ivoire, SEM Alassane Ouattara est à l'initiative du thème de l'année 2022 de l'Union Africaine dont la mise en œuvre des programmes qui en découlent devrait permettre à l'Afrique de renforcer sa résilience en matière de sécurité nutritionnelle et alimentaire. Elle a de ce fait traduit la reconnaissance de son pays aux Etats membres pour avoir adhéré à cette importante thématique.

 

"Ma délégation tout en saluant la qualité des travaux effectués par les experts et par les présentations faites ici aujourd'hui voudrait appuyer leurs recommandations et appeler l'Union Africaine à une approche multisectorielle et intégrée, en s'appuyant sur les États en tant qu'acteurs principaux de l'action humanitaire et en accélérant la création de systèmes d'alerte rapide robustes, notamment à travers l'Agence Humanitaire Africaine".

 

En effet, cette session Ministérielle du Comité Technique Spécialisé sur la Migration s’est tenu substantiellement sur la validation d’un important instrument juridique qui contribuera à l’opérationnalisation de l’Agence humanitaire africaine, de la gouvernance des migrations à l’intérieur et à l’extérieur du continent et celles de plusieurs documents de politiques qui devraient améliorer la gouvernance sur des questions de migration, de réfugiés et de personnes déplacées en Afrique, notamment.


La Côte d’Ivoire, par la voix de la délégation présente à Malabo, a pour sa part soutenue cette opérationnalisation projetée autour de cinq principaux points que sont (i) les défis humanitaires dans les Etats africains ; (ii) la sécurité alimentaire et la situation nutritionnelle ; (iii) les défis de santé liés à la COVID-19 ; (iv) la reconstruction post-conflit pour les réfugiés et (v) les personnes déplacées en Afrique, de même que la mobilisation des ressources et le financement de l'action humanitaire sur tout le continent.


Lors de la session extraordinaire du Conseil exécutif de l’Union Africaine, session de validation du projet de Déclaration de la Conférence sur le Sommet humanitaire et la Conférence d'annonces des donateurs, au nom de la Ministre d’Etat, Ministre des affaires étrangères qu’elle représentait ce 25 mai, la Ministre Belmonde Dogo a déclaré que "La Côte d'Ivoire estime que ces cinq (05) points relevés dans le projet de déclaration sont très pertinents dans la mesure où ils couvrent les principaux défis à relever par nos Etats".


Pour ce faire, "la mutualisation des actions permettra d'apporter des ripostes multisectorielles intégrées face aux crises humanitaires qui ont des causes multiples et des conséquences parfois irréversibles sur nos économies et nos populations" : a recommandé Myss Belmonde Dogo, la cheffe de la délégation ivoirienne à Malabo.

 

Pour annoncer sa participation à cette rencontre continentale, la ministre ivoirienne de la solidarité et de la lutte contre la pauvreté, sur ses réseaux sociaux a indiqué que : "Les migrants, les réfugiés et autres personnes déplacées de force font partie des groupes les plus défavorisés et exclus à travers le monde".

 

Selon la Cheffe de la délégation ivoirienne à Malabo, en raison des projections démographiques qui prévoient un doublement imminent de la population en Afrique, la migration est désormais au cœur des préoccupations des chefs d'État et de gouvernement de l'Union africaine. Ce qui leur impose la mise en place d’un nouvel ordre continental qui appel à une réflexion commune sur la problématique.