Le salon international de sécurité et de défense, ShieldAfrica, ouvert le mardi 8 juin, ferme ses portes ce jeudi. Parmi les exposants ivoiriens, les Forces Spéciales (FS). Le stand tenu par cette unité d’élite, n’a pas désempli.


Créées en aout 2011, les Forces Spéciales demeurent une grande inconnue pour de nombreux ivoiriens. Normal, cette unité se veut discrète. A l’occasion de ShieldAfrica, elle s’est "ouverte" au public qui n’a pas boudé son plaisir.


"Les Forces Spéciales sont la réponse de la Côte d’Ivoire face à tout ce qu’il y a comme menace. La plus grande menace en Afrique de l’ouest, aujourd’hui, c’est le terrorisme et le grand banditisme. Alors, pour pouvoir faire face à ces menaces, le pays s’est doté d’une unité capable de pouvoir, en un temps record et avec très peu d’éléments, faire face à ce genre de menaces" fait savoir aux visiteurs, le Lieutenant Gnadré.


En effet, depuis leur création le 03 aout 2011, les Forces Spéciales (FS) ont eu à intervenir à plusieurs reprises : attentat de Bassam, attaque de Olodio, attaque de Kafolo… Face au terrorisme, les Forces Spéciales sont en avant. "Nous sommes présents à ce salon pour montrer que la Côte d’Ivoire a aujourd’hui un outil à sa disposition, capable de faire face à ce genre de menaces. Nous sommes ici pour montrer que nous avons une capacité de réaction" explique l’officier des Forces Spéciales.

 

Les Forces Spéciales et le 2e Bataillon Projetable partagent le stand. Les deux unités ont pourtant des missions différentes. "Les FS, c’est d’abord et avant tout des unités avec un panel de missions différentes de ce qui se passe au niveau du 2e Bataillon Projetable. Le 2e Bataillon Projetable est formé dans le but d’aller au Mali pour pouvoir faire de la mission de sécurisation ou de la logistique. Tandis que les FS ont une mission qui va de la protection des hautes personnalités au contre-terrorisme et la libération d’otages" soutient le Lieutenant Gnadré.


L’officier en a profité pour expliquer aux visiteurs comment intégrer les FS. "Pour devenir FS, c’est d’abord l’armée. Dans l’armée, il y a trois catégories : militaires du rang, sous-officiers et officiers. Les sous-officiers et officiers, après leur formation à l’Ecole, postulent pour intégrer les FS et à l’issue de la formation d’adaptation FS, s’ils sont admis, intègrent l’unité" dit-il. "Pour les militaires du rang, c’est par recrutement direct organisé par l’Etat-major. Les meilleurs rejoignent les FS pour encore un stage de formation et d’adaptation. S’ils sont retenus ils intègrent l’unité" a-t-il ajouté. 


En théorie, être un élément des Forces Spéciales est permis à tous. Dans la pratique, ce n’est pas forcément le cas. "Les FS, c’est avant tout du volontariat. C’est un esprit d’acceptation. Chez les FS, il y a beaucoup plus de contraintes que dans les autres unités, mais une fois que l’esprit est disposé, le corps répond. Pour ceux qui souhaitent avoir une carrière chez les FS qu’ils se donnent les moyens" prévient le Lieutenant Gnadré.


Les Forces Spéciales sont aujourd’hui le fleuron de l’Armée ivoirienne. Le pays se donne les moyens d’être une puissance militaire, capable d’intervenir promptement au-delà des frontières ivoiriennes. C’est à juste titre que l’Académie Internationale de Lutte Contre le Terrorisme a été inaugurée ce jour à Jacqueville.