Après 07 années d’exécution du projet dénommé "Sanitation service delivery" ou (prestation de service d’assainissement (SSD), les résultats ont été livrés au cours d’une cérémonie de clôture, le jeudi dernier à Grand Bassam.


Ce projet, réalisé par Population services international (PSI) et financé par l’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID) à hauteur de 10 milliards de FCFA (19, 9 millions de dollars), a permis de révéler les tares de l’assainissement aussi bien dans les zones urbaines que milieux ruraux.


Et, par la même occasion de réaliser son ambition de catalyser le marché de l’assainissement et accroitre la capacité du secteur privé à fournir des services d’assainissement à des coûts abordables aux populations urbaines et rurales à faible revenu.


En termes de bilan, la contribution chiffrée du projet aux efforts de tous les acteurs du secteur a été livrée au cours de cette cérémonie de clôture. Il s’agit, entre autres, de 448 micro-entreprises qui ont été formées à la réalisation d’ouvrages de qualité dont 54 actives à ce jour.


58 opérateurs de vidanges formés à la gestion sécurisée des boues de vidange. 14 262 ouvrages d’assainissement réalisés par les micro-entreprises affiliées ; 1189 services de vidange réalisés, soit 11 216 000 de boues de vidange litres retirées.


Il y a eu 17 municipalités qui se sont engagées dont 13 ont pris un arrêté pour améliorer la réglementation en matière d’assainissement autonome. Deux manuels techniques (l’un sur la construction d’ouvrages d’assainissement et l’autre sur les gestes de sécurité en situation COVID) ont été élaborés et distribués à l’ensemble des acteurs.


Au vue de ces résultats, le ministre de l’Assainissement et la Salubrité, Bouaké Fofana, a souligné un élément très important de ce projet : la sensibilisation des populations.


"Ce projet est le bienvenu. Il a permis de sensibiliser des populations et surtout de constituer un marché par de très petites entreprises (TPE), capables de construire des latrines à moindre coût. Ce qui va poser les bases de la pérennité des actions qui ont été posées" s’est-il félicité, en tant qu’acteur de ce projet.


Au nom des Etats-Unis, principal bailleur de fonds de ce projet par le truchement de l’USAID, l’Ambassadeur Richard K. Bell, a réitéré l’engagement de son gouvernement à soutenir la Côte d’Ivoire dans l’amélioration du secteur de l’eau, l’assainissement et de l’hygiène, que l’USAID désigne par le sigle WASH.


 Il n’a pas manqué d’exprimer sa gratitude au Ministère de l’Assainissement et la Salubrité, aux municipalités ainsi qu’aux partenaires de mise en œuvre du projet SSD.


"Vos voix ont été déterminantes dans la création d’interventions conçues pour répondre aux défis spécifiques de l’assainissement local. Ensemble, nous avons amélioré le secteur de l’assainissement en créant un marché plus efficace et plus inclusif pour les zones urbaines pauvres", a-t-il déclaré.


Quant au chef du Projet SSD, Compaoré Salifou, représentant la représentante résidente de PSI-Côte d’Ivoire, il a fait un plaidoyer vis-à-vis des faitières que sont l’Union des villes et communes de Côte d’Ivoire (UVICOCI) et l’Assemblée des régions et districts de Côte d’Ivoire (ARDCI) pour qu’elles apportent un soutien aux municipalités. Et ce, pour la mise en œuvre des plans d’actions développés avec la clôture du présent projet.


Notons que c’est en 2014 que l’USAID a lancé l’activité Sanitation service delivery, qui couvre le Bénin, la Côte d’Ivoire (et le Ghana jusqu’en 2019).


La Côte d’Ivoire présente un taux d’accès aux services d’assainissement de base encore faible de 35%.

Seulement 12% des ménages disposent de leur propre installation de lavage de mains.