Des milliers d'employés tous en vacances pendant une semaine : LinkedIn a pris cette décision pour l'essentiel de son personnel, à compter de lundi, afin de leur donner du temps pour se ressourcer et éviter les risques d'épuisement au travail.

 

"Il y a quelque chose de magique à l'idée que toute l'entreprise prenne une pause au même moment. Et le meilleur ? Ne pas être accueilli par une avalanche d'e-mails sans réponse à son retour", a déclaré une porte-parole du réseau social professionnel vendredi.

 

Elle a précisé que la semaine de congés payés impromptue s'appliquait à la majorité des 15.900 salariés à temps plein, même si "un noyau d'employés va continuer à travailler. Ils pourront prendre des jours plus tard".

LinkedIn, qui appartient à Microsoft, fait partie des services numériques qui ont décollé pendant la pandémie, à la faveur des mesures de confinement et de l'explosion de l'utilisation des plateformes professionnelles ou de divertissement.

 

La société basée à San Francisco, où le télétravail est maintenu jusqu'en septembre 2021, avait déjà fermé quelques jours fin décembre.

"Les gens en sont revenus ragaillardis, ils avaient l'impression d'avoir pu sortir de chez eux, de faire des choses comme de lire des livres ou regarder des films", a détaillé Teuila Hanson, la directrice des ressources humaines de LinkedIn, dans une interview à CNN Business.

 

"Nous nous sommes dit que ce serait une bonne idée d'accorder une nouvelle semaine de congés payés à nos employés, non seulement pour éviter le risque de burnout (épuisement professionnel, ndlr), mais aussi pour leur montrer notre gratitude".

 

Elle a précisé que l'entreprise avait déjà pris des mesures pour s'adapter aux conditions de travail à distance, avec des "journées sans meetings", des ateliers sur la compassion pour les managers et d'autres pour les employés, pour les aider à "dire non" à leurs chefs si nécessaires.

 

Pendant la semaine de vacances, LinkedIn prévoit de proposer des activités quotidiennes aux employés qui le désirent, notamment ceux "qui ont peu d'interaction avec d'autres personnes".

 

Les grands groupes technologiques ont été parmi les premiers aux Etats-Unis à adopter le télétravail début mars l'an dernier, et la plupart n'ont pas encore rouvert leurs bureaux, ou très partiellement. Twitter l'a prolongé indéfiniment.

Chez LinkedIn, les employés pourront continuer à travailler de chez eux jusqu'à 50% du temps même après la reprise en présentiel.