Le Brésil à gauche toute avec Renan Lodi pour le Mondial de Football 2022

Publié le 12 nov. 2020 à 11:35 Modifié le 29 sept. 2022 à 17:04

  • Le Brésil à gauche toute avec Renan Lodi pour le Mondial de Football 2022

Profitant du déclin de Marcelo, le jeune latéral Renan Lodi est en train de faire son trou en sélection brésilienne à l'occasion des qualifications au Mondial-2022, où son entente avec Neymar fait merveille dans une équipe dont le jeu penche fortement à gauche.

Profitant du déclin de Marcelo, le jeune latéral Renan Lodi est en train de faire son trou en sélection brésilienne à l'occasion des qualifications au Mondial-2022, où son entente avec Neymar fait merveille dans une équipe dont le jeu penche fortement à gauche.

À seulement 22 ans, le défenseur débarqué en début de saison dernière à l'Atlético Madrid s'est adapté très rapidement au football européen et à la rigueur tactique imposée par son entraîneur Diego Simeone.

Recruté par le club "colchonero" pour pallier les départs de son compatriote Filipe Luis et du Français Lucas Hernandez, il est aujourd'hui parfaitement intégré dans la meilleure défense du championnat espagnol.

Le jeune Brésilien formé à l'Athletico Paranaense n'a eu besoin que de cinq matches internationaux, dont trois comme titulaire, pour s'imposer sur le flanc gauche de la Seleçao.

Il a livré des prestations de haut vol le mois dernier, lors les deux premières journées de qualifications pour le Mondial-2022, contre la Bolivie (5-0) et le Pérou (4-2).


- Plus offensif avec la Seleçao -

Face aux Boliviens, Lodi a montré toute sa classe sur le deuxième but: une-deux avec Neymar et centre au cordeau pour Firmino, qui n'a eu qu'à pousser le ballon dans les filets.

Plus libre pour attaquer en sélection qu'en club, il bénéficie de l'abattage défensif de Douglas Luiz, aligné au milieu pour mieux bloquer le couloir gauche. Lodi joue la plupart du temps comme un ailier, permettant à Neymar de repiquer dans l'axe.

À droite, Danilo a un profil bien plus défensif, contrairement au vétéran Daniel Alves, absent des deux dernières convocations même s'il rêve encore de jouer son troisième Mondial à 39 ans en 2022.

Touché aux adducteurs, Neymar ne pourra toutefois pas jouer vendredi contre le Venezuela et reste très incertain pour le choc de mardi face à l'Uruguay. Philippe Coutinho, autre grand animateur de ce flanc gauche explosif de la Seleçao, est également blessé.

Tite comptera donc sur la polyvalence de son nouveau latéral gauche, qui pourrait jouer un rôle différent lors des deux prochains matches. 

"Contre la Bolivie, il a joué très haut, étirant le jeu et créant des espaces pour Neymar, Coutinho ou Firmino dans l'axe. Mais chaque match est différent et il pourrait très bien jouer plus bas comme avec l'Atlético", a affirmé récemment le sélectionneur en conférence de presse.


- "Peur de rien" -

"Renan Lodi fait la différence grâce à sa technique, il a énormément de qualité balle au pied", explique à l'AFP Gustavo Hofman, commentateur pour la chaîne ESPN Brésil.

"Mais il joue aussi très bien sans le ballon, il a beaucoup appris défensivement et tactiquement grâce à Simeone, il ferme bien les espaces", ajoute-t-il.

"J'ai appris plein de choses avec lui, notamment à mieux lire le jeu", a déclaré Renan Lodi il y a un mois en conférence de presse.

Une aubaine pour Tite, qui voit son éclosion arriver au meilleur moment, alors que Marcelo, 32 ans, n'est que l'ombre de lui-même depuis plusieurs semaines et qu'Alex Sandro n'a jamais réussi à s'imposer comme un remplaçant à la hauteur.

Le seul qui pourrait lui faire de l'ombre est Alex Telles, 27 ans, qui vient de signer à Manchester United en provenance de Porto et qui a également été appelé pour les deux prochains matches.

"(Lodi) n'est pas titulaire indiscutable de la Seleçao, comme Neymar ou Alisson, mais aujourd'hui, c'est clairement le meilleur du Brésil à son poste", estime Gustavo Hofman.

Renan Lodi sait qu'il a un héritage lourd à porter, à un poste occupé auparavant par des joueurs emblématiques comme Roberto Carlos ou Marcelo. 

"J'essaie de prendre exemple sur eux et de tracer mon propre chemin. Je sais qu'il y a beaucoup de pression en sélection et qu'il faut de la personnalité, n'avoir peur de rien", a-t-il conclu.