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Former les futurs talents en Côte d’Ivoire : une ambition partagée entre les acteurs publics et privés

Publié le 18 oct. 2022 à 15:07

  • Former les futurs talents en Côte d’Ivoire : une ambition partagée entre les acteurs publics et privés

La Côte d’Ivoire figure aujourd’hui parmi les pays d’Afrique les plus prometteurs en matière de progrès numérique. Les autorités publiques se sont mobilisées, et ce, depuis déjà de nombreuses années afin de créer les conditions favorables à l’émergence d’une économie numérique pérenne.

Le programme nouvellement adopté et baptisé « Vision 2030 » vient cristalliser cette dynamique. Désormais, le pays dispose de tous les fondamentaux nécessaires afin d’appuyer le développement de pans entiers de l’économie ivoirienne, voire régionale.

La Banque mondiale a par ailleurs récemment confirmé les résultats positifs d’une politique numérique ivoirienne volontariste et ambitieuse. En effet, dans la présentation de son 12e rapport sur la situation économique de la Côte d’Ivoire, l’institution financière internationale partage des projections très encourageantes.

La contribution de l’économie numérique nationale pourrait s’élever à plus de 20 milliards de dollars d’ici 2050, soit 10% du PIB, est-il ainsi indiqué. Aussi, le secteur numérique a généré quelques 3000 emplois directs selon ce même rapport.

Au-delà de l’importante contribution du secteur numérique à l’économie ivoirienne, il est un véritable vecteur de progrès social et d’inclusion. La Côte d’Ivoire entend bien essaimer tous les atouts que revêt le digital dans la vie quotidienne des populations, en accordant une attention particulière à l’éducation et à la formation aux métiers de demain.

L’économie numérique ne pourra pleinement se développer sans être profondément accompagnée par des initiatives visant à consolider un capital humain local compétent et qualifié en matière de technologies de pointe.

Tandis que la forte croissance démographique africaine se traduira par l’arrivée de quelques 30 millions de jeunes chaque année sur le marché du travail d’ici 2030, des pays, tels que la Côte d’Ivoire, ont leur partition à jouer dans ce défi de taille, qui s’imposera à l’ensemble du continent africain.

Si les usages numériques ont connu une forte croissance durant la crise de la Covid-19, les économies ont été parallèlement fragilisées au risque de pénaliser les ambitions ainsi que les financements dans le secteur digital.

Dans ce contexte, afin de ne pas freiner les ambitions de la Côte d’Ivoire, mais aussi du continent tout entier, les partenariats public-privé (PPP) se sont multipliés. L’efficacité des PPP pour dynamiser les projets d’envergure n’est plus à prouver.

Cela fait de nombreuses années que les structures publiques ivoiriennes (gouvernement mais aussi universités) travaillent main dans la main avec l’écosystème privé pour mettre en place des projets à fort impact social, notamment dans le domaine de la formation, en encourageant le transfert de compétences ainsi que d’expertises techniques et technologiques.

Les moyens humains, matériels voire financiers mobilisés par les acteurs privés sont de réels tremplins pour les initiatives publiques. Des entreprises internationales implantées en Côte d’Ivoire telles que Huawei, collaborent de longue date avec les autorités pour accompagner le pays dans la structuration et la consolidation d’un écosystème TIC (Technologies de l’Information et de la Communication).

À ce titre, dans le cadre du mémorandum d’entente signé entre l’entreprise et l’État ivoirien le 8 octobre 2020, Huawei s’est ainsi engagé à fournir à la Côte d’Ivoire « une assistance dans la définition et l’élaboration d’une stratégie nationale de développement de l’économie numérique dénommée “Côte d’Ivoire Numérique 2030” ».

À ce titre, la formation des talents constitue par exemple un prérequis indispensable à la pérennité des grands projets de construction et de modernisation d’infrastructures, les connaissances et expertises acquises dans les technologies de pointe étant essentielles pour répondre aux besoins présents et futurs.

Huawei s’est par ailleurs engagé à former 5 000 jeunes supplémentaires à l’horizon 2025, notamment à travers « Seeds for the future », l’un des programmes phares de l’entreprise qui vise à fournir aux meilleurs talents des universités partenaires un enseignement poussé en matière d’intelligence artificielle, de 5G, de Big Data ou encore de Cloud Computing.

Ces connaissances constituent en effet un socle de compétences inestimables permettant d’accélérer l’action gouvernementale ivoirienne en matière de révolution numérique.

Lancé depuis 2017 sur le territoire national, les résultats de ce partenariat sont très encourageants, en témoignent les propos du ministre de l’Enseignement Technique, de la Formation Professionnelle et de l’Apprentissage, M. Koffi N’Guessan, qui a chaleureusement accueilli ce projet, saluant une initiative qui est « un rendez-vous du savoir et de la compétence ».

La combinaison des initiatives publiques et privées telles que celles déployées par Huawei en Côte d’Ivoire est un cercle vertueux indiscutable pour atteindre les objectifs de souveraineté numérique inscrits au premier rang des priorités de l’action gouvernementale.

Si renforcer l’employabilité de la jeunesse continue d’être l’une des prérogatives de l’État ivoirien, les progrès dans ce secteur sont significatifs et nous pouvons en être fiers en tant que citoyen ivoirien. Néanmoins, l’action des entreprises ne s’arrête pas là.

Ces nouvelles opportunités d’emplois devront maintenant être accompagnées d’un arsenal solide et stratégique en matière de ressources humaines, afin que ces talents ainsi formés ne soient pas tentés par l’expatriation et puissent ainsi contribuer à l’éveil numérique de leur pays.

Israël Guébo, Directeur de l’Institut Africain des Médias