Amnesty International Côte d'Ivoire présente son rapport annuel 2023/2024 sur fond de violations des règles internationales

Publié le 27 avr. 2024 à 16:09

  • Amnesty International Côte d'Ivoire présente son rapport annuel 2023/2024 sur fond de violations des règles internationales

Amnesty International Côte d’Ivoire a présenté son rapport annuel 2023/2024, sur fond de violations des règles internationales. Il s’agissait pour l’organisation de dresser un tableau affligeant caractérisé par une répression alarmante des droits humains. C’était le mercredi 24 avril 2024, à Cocody.

Ce rapport annuel met en exergue, la liberté d'expression et de réunion en Côte d’Ivoire. Selon Kokou Hervé Delmas, directeur exécutif d'Amnesty, deux faits majeurs ont montré la situation préoccupante desdits droits. Ce sont entre autres, la liberté d’expression et de réunion, les expulsions forcées et les droits humains.

Selon lui, en septembre 2023, des élections municipales et régionales se sont déroulées pacifiquement, trois ans après les violents affrontements qui avaient marqué l’élection présidentielle.

Mais bien avant, le 9 mars, 26 personnes ont été condamnées à deux ans d'emprisonnement pour trouble à l'ordre public, puis libérées le 22 mars après avoir obtenu un sursis en appel. L'autre cas, il s'agit de l'arrestation de 4 hommes pour avoir arboré des drapeaux russes lors d'un rassemblement du PPA-CI à Yopougon. Ces derniers ont été détenus à la Maison d'arrêt et de correction d'Abidjan, avant d’être ensuite libérés sans inculpation. 

En outre, il fait savoir qu’en Côte d'Ivoire, il existe plusieurs "bonnes lois" sur la liberté d'expression et de réunion, mais fort est de constater qu’il y a un grand blocage au niveau de la mise en pratique.

En ce qui concerne les expulsions forcées, le rapport précise que la municipalité de Yopougon n’a pas tenu compte d’une décision rendue en juillet par le tribunal de première instance, déclarant illégale l’expulsion de 178 familles dans le quartier de Banco Nord Extension 2. En septembre, les autorités ont continué de procéder à des expulsions et de démolir des logements dans ce secteur.

Par ailleurs, le rapport fait mention des droits des enfants, utilisés à des fins domestiques.

« A l’issue de sa visite en Côte d’Ivoire, le rapporteur spécial des Nations unies sur les formes contemporaines d’esclavage a déclaré avoir été informé durant son séjour que le travail des enfants persist[ait] dans divers secteurs de l’économie, notamment dans l’agriculture, le travail domestique, la vente ambulante et l’exploitation minière artisanale de l’or. Il s’est également dit préoccupé par « le sort des filles qui, soit, font l’objet de traite en provenance des pays de la région pour des fins d’exploitation sexuelle, ou subissent le mariage forcé et le mariage précoce », a-t-il conclu.

Lors de cette rencontre, on pouvait noter la présence de plusieurs représentations diplomatiques européennes en Côte d’Ivoire, des partis politiques et des membres de la société civile.