L'épouse du baron de la drogue mexicain "El Chapo" arrêtée près de Washington

Publié le 23 févr. 2021 à 10:18 Modifié le 19 sept. 2022 à 18:45

  • L'épouse du baron de la drogue mexicain "El Chapo" arrêtée près de Washington

La femme du célèbre narcotrafiquant mexicain Joaquin "El Chapo" Guzman a été arrêtée lundi à l'aéroport international de Washington, suspectée d'être impliquée dans un réseau de stupéfiants, ont annoncé les autorités américaines

La femme du célèbre narcotrafiquant mexicain Joaquin "El Chapo" Guzman a été arrêtée lundi à l'aéroport international de Washington, suspectée d'être impliquée dans un réseau de stupéfiants, ont annoncé les autorités américaines.

 

Emma Coronel Aispuro, 31 ans, ayant la double nationalité américaine et mexicaine, doit comparaître mardi devant un juge fédéral. Son mari, cofondateur du cartel de Sinaloa et considéré à l'époque comme le narcotrafiquant le plus puissant au monde, a été condamné en juillet 2019 à la prison à perpétuité aux Etats-Unis et purge sa sentence dans une prison de haute sécurité du Colorado.

 

Ancienne reine de beauté, de 32 ans la cadette de "El Chapo", Emma Coronel Aispuro est accusée d'être membre d'un réseau de trafic de stupéfiants inondant les Etats-Unis de substances illégales allant de la cocaïne à la marijuana, en passant par l'héroïne et la méthamphétamine.

 

Selon le document détaillant les poursuites qui la visent, elle se voit aussi reprocher d'avoir participé à l'opération sophistiquée d'évasion de son mari en juillet 2015 d'une prison au Mexique: "El Chapo" s'était échappé par un tunnel d'un kilomètre et demi débouchant sous la douche de sa cellule et équipé de rails, infligeant un cinglant camouflet aux autorités mexicaines.

 

Emma Coronel Aispuro prévoit de plaider non coupable, a indiqué son avocat, Jeffrey Lichtman, à l'AFP.

La police fédérale américaine --le FBI-- est chargée de l'enquête concernant la jeune femme, qui avait assisté quasiment à l'intégralité du procès de son époux en 2019. La justice ne lui avait ensuite autorisé que très peu de contacts avec son mari, lui interdisant notamment de lui rendre visite en détention ou de lui parler au téléphone.