La population de Tabou alertée sur un phénomène climatique à impacts sur la vie socioéconomique

Publié le 1er févr. 2024 à 17:25

  • La population de Tabou alertée sur un phénomène climatique à impacts sur la vie socioéconomique

Le préfet du département de Tabou, Mme Kouamé Kalidja, sensibilise sa population, sur le phénomène climatique dénommé EL NINO, caractérisé par une montée de la température avec des impacts sur la pluviométrie et les ressources naturelles et par ricochet sur la qualité de la vie, selon une alerte lancée par l’Organisation mondiale de la météorologie (OMM).

Mme Kouamé a organisé, mercredi 24 janvier 2024, une réunion d’information et de sensibilisation qui a permis au commandant de la Société d’exploitation et de développement aéronautique et météorologique (SODEXAM) de Tabou, Oula Siba, d’expliquer que le phénomène climatique EL NINO dit «enfant terrible du pacifique», est,  contrairement au réchauffement climatique causé par les activités humaines, un épisode climatique naturel qui arrive généralement selon un cycle de deux ou sept ans et concerne la zone équatoriale de l’océan pacifique.

Selon Mme Oula, des données météorologiques récentes étroitement surveillées par l’Organisation mondiale de la météorologie, révèle des conditions inquiétantes dans l’océan pacifique équatorial en particulier dans les zones EL NINO. Ces conditions sont marquées par la hausse des températures depuis mars et avril 2023, le réchauffement des eaux rendant la pêche infructueuse, une baisse du cumul pluviométrique, etc.

Ce phénomène périodique a divers impacts, entre autres, une sécheresse affectant le niveau des barrages électriques et un manque d’eau pour les cultures avec pour conséquence un faible rendement des productions vivrières, la rareté et la cherté de certaines denrées sur les marchés et un risque d’insécurité alimentaire.

L’impact en termes de rareté des ressources en eau pourrait occasionner des coupures d’électricité et d’eau, la poussière due à la rareté des pluies et les vents qui accompagnent ce phénomène créeront des conditions favorables à certaines maladies.

La première responsable de la SODEXAM de Tabou a conseillé quelques solutions de résilience, entre autres, la pratique des cultures vivrières adaptées à la sècheresse avec des technologies appropriées, la réalisation de puits munis de motopompe pour combler le déficit et couvrir les besoins en eau et la consultation régulière par les agriculteurs des bulletins climatiques diffusés, pour mieux redynamiser leur secteur.

Le préfet du département a, pour sa part, invité les chefs de villages et de communautés ainsi que les guides religieux, les chefs de services, les représentants des différentes associations et les sous-préfets du département présents à cette rencontre, à être les relais auprès des populations de leurs différentes localités.